Comment choisir ses arbres fruitiers ?

Comment choisir ses arbres fruitiers ?

Les potagers ont la côte, les belles jardinières fleuries sont copiées sur Instagram….

Nous nous emballons tous pour nos jolies tomates cerises en pots….

Les conseils pour plantes vertes fourmillent sur les internet…

Mais parle-t-on parfois des arbres fruitiers ?

Est-ce que l’on disserte sur le choix des pommiers, la taille des pêchers et la beauté des figuiers ?

Est-ce que l’on s’extasie devant le potentiel de ces arbres qui nous produisent des tournées de tartes, de compotes, de clafoutis et autres confitures sans que cela ne nous coute le tiers du quart de l’effort à produire pour nos fameuses tomates cerises ?

Et bien, non.

Rarement.

Et il y a vraiment de quoi se poser la question.

Pourquoi choisir des arbres fruitiers ?

Laissez-moi vous raconter un peu ma vie :

Au début du printemps dernier, j’avais commandé toutes les graines de mon futur génial potager. Sur papier, parce que oui, je l’avais dessiné, et il était tellement beau !

J’ai sorti mes godets et j’ai semé. Tomates, courgettes, betteraves, courges…..Cette période est la plus belle parce que tout est possible !

Chaque jour, j’ai surveillé mes godets installés près de la fenêtre. J’ai pchitté, arrosé…dès que la terre me semblait sèche.

Je me suis emballée quand les graines ont germé et que les plantules sont apparues.

Et j’ai rempoté, parfois plusieurs fois.  

J’ai attendu que l’air soit suffisamment doux pour mettre mes pots dehors.

J’ai créé une butte (j’adore ma butte, je vous en reparlerais)

J’ai planté.

Chaque soir, en rentrant du travail, je suis allée observer le développement de tout ce petit monde…

Une belle aventure avec comme résultats de belles tomates, un (petit) potimarron, une courge butternut, quelques courgettes.

Honorable….

Il me reste des tas de progrès à faire, mais c’est honorable.

Mais pendant ce temps là…

Mon pêcher m’a permis de faire 4 kg de confiture juste avant de partir en vacances cet été. Nous avons mangé pas moins d’une dizaine de clafoutis aux cerises, aux mirabelles. Nous sommes en septembre et j’ai déjà fait de belles fournées tartes et de compote de pommes. Mon figuier est plein à craquer de fruits, que malheureusement nous n’aimons pas ici, mais qui font le bonheur des amis et gens de passage.

Et tout ça….tout seul.

Le seul effort a été celui de la cueillette.

Alors franchement ? N’est-il pas temps de réhabiliter l’arbre fruitier ?

Comment choisir ses arbres fruitiers ?

Parenthèse : cet article ne traite que des arbres et non des arbustes de type framboisiers, groseilliers ou cassissier…Ce sera pour une prochaine fois.

Je dois rendre à César ce qui appartient à César, c’est le précédent propriétaire de ma maison qui avait eu la bonne idée de planter des fruitiers. Et c’est moi qui en bénéficie aujourd’hui. Et bien oui, le défaut de l’arbre fruitier, c’est le temps nécessaire pour commencer à produire des fruits de qualité. On le plante (forcément) petit et il est nécessaire d’attendre quelques années avant d’en profiter pleinement. Ceci dit, certains tout petits pommiers produisent déjà pas mal de fruits.

Autofertiles ou autostériles ?

Il existe deux sortes d’arbres fruitiers. Ceux qui sont dits « autofertiles», c’est-à-dire qu’ils sont capables de féconder leurs fleurs avec leur propre pollen. Un seul pied peut alors suffire. Les abricotiers, les pêchers sont dans ce cas de figure.  

Les autres variétés, et notamment les pommiers, les poiriers et la plupart des pruniers, n’ont pas cette faculté. On dit qu’ils sont « autostériles ». Ils auront besoin de la proximité d’autres arbres de leur espèce pour fructifier.

Verger ou petit jardin ?

Un arbre va prendre de la place en grandissant. Cela paraît une évidence, mais il faut l’anticiper et lui prévoir un bel espace. Si je reprends mon propre exemple, certains pommiers, encore jeunes quand nous sommes arrivés, ont pris une belle ampleur. Nous avons dû « sacrifier » des petits arbustes voisins et malgré tout, ils sont plantés un peu trop près les uns des autres.

On distingue les arbres dit hautes tiges des arbres dits basses tiges. Les premiers vont pousser en hauteur et posséder un tronc haut avec les premières branches à 2 mètres du sol. Il est recommandé d’espacer ces arbres de 10 mètres environ. Ils sont adaptés si vous possédez un bel espace.

A l’inverse, si votre espace est plus réduit, privilégiez les arbres de basse tiges. Les premières branches seront situées à environ 50 cm du sol. Il faudra respecter 3 à 4 mètres entre chacun d’eux. Ce type d’arbres permet d’obtenir des fruits plus rapidement (2 à 3 ans contre 5 ans pour les hautes-tiges).

Provence ou Bretagne ?

Les deux critères les plus importants pour faire le bon choix des variétés sont le climat et le type de sol.

  • il faut qu’elles soient adaptées au climat du lieu où vous habitez. Les espèces à privilégier sont très différentes entre un climat océanique et provençal. Pour être sûr de ne pas se tromper, rien ne vaut les conseils de jardiniers, que ce soit auprès de votre jardinerie ou bien de vos voisins. Ou tout simplement en observant autour de vous, vous pourrez facilement avoir un premier aperçu des arbres qui produisent ! Sachez qu’il existe une multitude de variété pour un fruit donné et qu’il n’est pas impossible de récolter des pêches au nord de la Loire (par exemple). Privilégiez toujours des variétés locales et anciennes ; elles seront moins sensibles aux maladies.  
  • Certains arbres préfèrent des sols argileux, d’autres préféreront des sols plus riches, plus calcaires. Certains aiment l’humidité, d’autres ne la supportent pas…Là encore, demander conseils ! Il est toujours possible d’enrichir son sol pour qu’il soit plus adapté à l’espèces voulue.

Quand planter ses arbres fuitiers ?

A l’automne ! Cela permet de laisser le temps aux racines de prendre pendant la période d’hivernage. Pensez à le faire assez tôt pour qu’il se passe quelques semaines avant les 1ères gelées. Cela laissera à l’arbre le temps de s’installer avant d’être agressé par le froid.

Convaincus ?

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