Phytothérapie, comment débuter ?

Phytothérapie, comment débuter ?

Plus de 28.000 espèces de plantes sont actuellement répertoriées comme ayant un usage médical, selon le centre de recherche botanique des Kew Gardens de Londres.

28 000 espèces de plantes !

Descendons à l’échelle de notre territoire : l’Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a édité une liste, en 2012, des plantes médicinales de la pharmacopée française. Elle comprend 365 plantes médicinales utilisées traditionnellement.

Focalisons-nous encore un peu plus en rappelant qu’en France, seules 148 espèces sont dites « libérées » et peuvent être vendues par des non pharmaciens.

Et bien entendu, il faut encore croiser les propriétés de ces plantes à nos soucis de santé.

Comment s’y retrouver ? Par quoi commencer ?

Vous aimeriez mieux connaître ces plantes ? Savoir comment elles agissent, quelles aides elles pourraient vous apporter, à vous et à votre entourage ?

Combien de temps pour les étudier ? Et surtout, par quoi commencer ?

Rien que pour un rhume, une bronchite, allez voir sur internet et vous verrez qu’il y a presque autant de combinaisons de remèdes que de blogs sur la santé naturelle. Certains ne jureront que par les huiles essentielles, d’autres par des infusions. Parfois, le miracle viendra du thym, parfois du romarin, mais attention, n’oublions pas l’eucalyptus (lequel déjà, radié ? globulus ?) !

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la santé naturelle, au pouvoir des plantes comme support de notre santé, c’est vers les huiles essentielles que je suis allée. J’ai acheté un livre de référence. Je suis allée choisir mes petits flacons.  Aujourd’hui, je n’en utilise réellement que très peu. Toujours les mêmes !  Ceux-là, je les ai apprivoisés, doucement, en testant, en me questionnant. Parfois ça marche, parfois non. Comme pour ma garde-robe, j’ai des basiques !

Et pour les autres, et bien pour le moment, j’accepte de ne pas savoir. Et de devoir prendre du temps pour mieux les appréhender au regard des problèmes rencontrés.

Les plantes ne sont pas magiques

Les plantes médicinales ne sont pas des remèdes magiques qui vont chasser nos symptômes du jour au lendemain. Ce n’est pas ce que je crois. Et surtout, ce n’est pas parce qu’un remède va marcher chez moi que cela marchera chez toi, et inversement. Les recettes ne sont pas universelles.

Pourquoi ça ?

Parce qu’un remède à base de plantes médicinales va interagir sur un organisme qui lui-même est en interrelation avec un environnement. La prise en charge globale n’est pas une option. Boire des litres de tisanes ne compensera jamais une alimentation trop riche.

Cela ajoute aux connaissances préalables que nous devons acquérir si l’on veut utiliser la phytothérapie à bon escient.

J’ai pris la décision de m’inscrire dans une formation. Toute seule, j’ai peur de prendre trop de temps. Une formation a l’avantage de me proposer un plan d’attaque, une progression dans mes apprentissages. J’ai besoin d’être guidée quand je veux acquérir de nouvelles connaissances.

Mais j’ai conscience qu’une formation peut être un investissement important.

Et il est aussi possible d’apprendre seul, à petit pas.

La solution ? Commencer petit !

La solution me semble être celle des petits pas. Des tout petits pas.

Christophe Bernard le répète souvent sur son blog et je suis totalement en accord avec ça : « Commencer avec un problème ou une plante et creuser, tester ! »

Voici mes choix :

  • une plante ? Le romarin. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il y en a dans mon jardin. J’ai un beau buisson qui me permettra de tester différentes recettes (hydrolats, tisanes et que sais-je encore…je démarre !)
  • Un problème de santé ? Comment améliorer mes soucis de circulation sanguine ?
  • Un 2ème pour la route ? Et pour mes ados en fait : l’acné.

Et c’est tout pour le moment.

A partir de là, je m’attelle à une lecture comparée. J’ai divers ouvrages à la maison. Je les ai choisis parce qu’ils sont recommandés par des experts de ce domaine et parce qu’ils sont adaptés aux débutants. Je ne vais pas m’empêcher d’aller également sur le net, notamment parce que je sais qu’il y a des sites de références auxquels je peux faire confiance, mais je ne souhaite pas commencer par là.  Je vais croiser tout ce que je peux lire sur ces sujets. Tentez de retenir les invariants…Et tester des choses !

Par exemple, je sais déjà que je vais pouvoir croiser ma plante avec mon problème n°2 en faisant un hydrolat.

Et vous, vous avez une méthode pour entreprendre ce grand voyage au pays des plantes ? 

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