Les propriétés du romarin officinal

Les propriétés du romarin officinal

Dans cet article, je vous propose de découvrir en quoi le romarin, cette plante commune, possède des propriétés officinales essentielles pour vaincre certains de nos petits bobos du quotidien.

Il y a quelques jours, je me promenais dans le massif des calanques, tout près de Marseille. Partout autour de moi, s’étalait du romarin sauvage encore en fleurs, tantôt blanches, tantôt bleues. Le romarin sauvage possèderait un arôme plus puissant que mon romarin de jardin qui lui, ne fleurit plus. Peut-être parce que le pied est assez ancien.

Le romarin est en effet une plante aromatique et médicinale très présente dans les pays méditerranéens. Elle se plaît dans les roches calcaires et ne craint pas de manquer d’eau. C’est d’ailleurs un aromate que l’on peut retrouver dans de nombreux plats typiques des pays méditerranéens.

Le romarin appartient à la famille des Lamiacées. Les Lamiacées sont des plantes très adaptées à la sécheresse, elles sont herbacées, annuelles ou vivaces, elles poussent quelquefois sous forme de petits arbrisseaux. Les lavandes, sauges, thym, menthe font partie de cette même famille.

Je l’ai choisi pour démarrer mon apprentissage parce que j’ai ce fameux pied dans mon jardin. Une fois en place, c’est une plante qui est très résistante et que l’on peut utiliser toute l’année.  A moi toutes les expérimentations possibles !

Le romarin : une plante aux propriétés officinales multiples

En parcourant les différents ouvrages à ma disposition, je me rends bien compte que le romarin est une plante « riche » en vertus.

Action sur le foie et la vésicule biliaire

La propriété qui me paraît être la plus prégnante et surement la plus partagée, c’est son action sur le foie et la vésicule biliaire. Le bon fonctionnement du foie et de la vésicule garantit à la fois une bonne digestion et une bonne détoxication. Les plantes qui stimulent l’activité du foie sont riches en composés « amer » ; ce qui est le cas de notre romarin. Ainsi, c’est une plante toute indiquée pour aider à la digestion, pour lutter contre les maux de ventre et les ballonnements. Elle peut-être également efficace contre les maux de têtes s’ils ont la même cause.

Par son action dépurative, on peut aussi l’envisager comme remède ponctuel en cas de poussée d’acné.

A tester :

  • Une infusion peut aider lors d’une digestion difficile après un repas trop riche
  • Une infusion un lendemain de fêtes, notamment en cas de gueule de bois
  • Une infusion par jour dans les périodes d’excès de nourriture et/ou d’alcool
  • Utiliser le romarin comme aromate. Parfait avec les poissons, les grillades, les marinades, mais aussi les légumes de l’été en général, et pourquoi pas, pour relever certains fruits (abricot, pêche)

Stimulant cérébral et circulatoire

La deuxième propriété du romarin, relevée de manière systématique, est son action comme tonifiant, énergisant, en particulier pour la mémoire et la concentration. Dans la Grèce antique, il avait la réputation d’aider les élèves à mieux étudier et assimiler les connaissances de leurs maîtres. C’est un stimulant circulatoire. Il augmente la capacité des cellules à absorber l’oxygène.

On parle aussi de tonique, utile en cas de fatigue.

Chistophe Bernard (Althea Provence) considère même le romarin comme une plante à fort potentiel pour lutter contre la maladie d’Alzheimer par son effet de protection et de stimulation de la sphère cérébrale.

De par ce fameux effet tonifiant, il n’est pas recommandé d’en consommer à trop forte doses. Une infusion par jour sur une cure ciblée de 2 à 3 semaines suffit pour une personne en bonne santé.

A tester

  • Une infusion par jour dans les périodes d’examen ou de situations nécessitant une concentration importante
  • Une infusion par jour en période de convalescence après une période d’affaiblissement

Des propriétés anti-inflammatoires

Le romarin, contenant un taux élevé de rosmariricine, a, par conséquent une action analgésique et anti oxydante. Cela en fait une plante efficace contre les inflammations, notamment l’arthrite et toutes atteintes articulaires. Louis XIV se serait fait soigner ses douleurs articulaires par l’Eau de Hongrie, réalisée à partir d’un alcoolat de romarin distillé et rendue fameuse à l’époque pour avoir remis sur pieds la reine de Hongrie.

A tester

  • Massages avec des gouttes d’huile essentielle ajoutée à de l’huile végétale (amande douce par exemple)

Des propriétés anti infectieuses, anti bactériennes

Un rhume ? Une bronchite ? Un refroidissement ? Le romarin peut venir à votre secours !

A tester

  • Des inhalations avec une tisane de romarin ou une goutte d’huile essentielle de romarin (1,8-cinétole)
  • Consommer du miel de romarin en cas de toux associée avec des maux de gorge

Sources :

  • Rosemary Gladstar « Plantes médicinales, le guide du débutant », édition marabout
  • Carole Minker « 200 plantes qui guérissent », édition Larousse
  • Gilles Corjon « Se soigner par les plantes », édition Jean Paul Gisserot
  • Site de Christophe Bernard, AlthéaProvence

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